Les échos du SilenceMagni nominis umbra
Murbach, le vallon des princes · La nouvelle audio · Chapitre II
Vers 737, le vallon de Murbach.

Le comte qui avait perdu son fils

Le comte qui avait perdu son fils
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Enregistrement en préparation

Aveugle, le comte Eberhard descend au vallon qu'il a donné — et vient y demander une dernière place.

La pièce n'existe qu'en voix. Pour le récit des faits, lire le chapitre correspondant du récit historique.

Registre de la pièce ▾
Attesté
la cécité d'Eberhard, la perte du fils unique, l'épouse Hemeltrude vouée à Dieu, la donation de Delle vers 736-737 avec réserve de droits, Romanus abbé, le legs intégral à la mort du comte en 747 ; la formule « de diverses provinces » de la charte ; l'exil de Pirmin hors de Reichenau sous le duc Theudebald, ob odium Karoli, et la protection de Charles Martel.
Débattu
l'origine de Pirmin en Septimanie, la plus vraisemblable, donnée ici comme savoir du comte.
Inféré
sa présence au chapitre, la demande du lit du plus pauvre.
Tradition déclarée
les douze moines de Reichenau, topos d'Hermann Contract — la scène montre le souvenir du comte en train de devenir chronique (« douze, comme il se doit »).
Choisi
le vallon contre Remiremont — la scène suit la tradition murbachienne, appuyée par Münster (1552), qui fait Eberhard « convers » en son monastère, et par le DHIALSACE, qui l'y retire tandis qu'Hemeltrude gagne « probablement » Remiremont ; la lecture divergente du Dictionnaire de biographie alsacienne (Remiremont dès 735) est notée au débat.
Tradition épigraphique
l'épitaphe d'Eberhard, lisible encore en 1705 mais non originale, dit qu'il vécut « vêtu de l'habit du cloître » (Indutus veste claustrali vixit honeste) ; un monument disparu de l'abbatiale nommait le fils « Anifridus, fils du duc Eberhard » (Walter, Grabschriften, n° 2) — la scène garde l'enfant sans nom, comme le comte qui ne le prononce plus.
Variante déclarée
Münster ne connaît pas d'épouse à Eberhard et prête le fils perdu — noyé — au cousin Mason, fondateur de Masevaux ; la scène suit la tradition murbachienne du fils d'Eberhard.

Le registre accompagne chaque pièce : il dit l'étage de preuve de ce que vous entendrez. La méthode et la note du récit ont leurs pages propres.