Les échos du SilenceMagni nominis umbra
Murbach, le vallon des princes · Bibliographie

Bibliographie

Murbach, le vallon des princes

Sources primaires et éditions de sources

  • Sebastian Münster, La Cosmographie universelle, Bâle, Henri Pierre, 1552 (première édition française), livre III, p. 483-485 : notices « Gebwiler », « Lutenbach, Marbach » et « Mourbach ».La p. 483 atteste dès 1552 la résidence fréquente de l'abbé à Guebwiller (« subiette à l'Abbé de Mourbach, qui faict là souvent sa résidence ») — témoin précoce du déplacement vers la ville —, situe Guebwiller « à la gueulle des montaignes », donne sa fondation supposée en 1124 (« on pense que ») et Wattwiller sous le même supérieur. La p. 484, avec vignette gravée, porte la théorie des quatre abbayes princières et la teneur des lettres de fondation (Thierry « roy des François », Pirmin, le « grand desert qu'on appelle Vosage »). La p. 485 rapporte : Eberhard non marié, devenu aveugle, « faict convers » en son monastère où il fut enseveli (tradition appuyant la retraite au vallon) ; une dédicace primitive à saint Maurice avant saint Léger ; le fils perdu attribué au cousin Mason (noyé, d'où Masevaux) — variante divergeant de la tradition murbachienne ; les sept moines « au temps des Huns », vivant « au mont qui est là prochain », le lieu dit depuis « le Champ du brigandage » (Mordfeld) ; Simpert donné pour neveu de Charlemagne. À noter : les p. 484 et 485 inversent en sens contraires l'ordre des noms Vivier/Mourbach — hésitation interne instructive. L'auteur, ancien franciscain de Rouffach, écrivait en voisin du vallon. Du même ouvrage, la notice « Raoul comte de Habspourg » (livre III, portrait gravé) donne le signalement de Rodolphe transmis par les chroniques — grande et maigre stature, tête petite, face pâle, nez busqué, « bien souvent sans argent » — et atteste l'engagement de « l'abbé de Murbach » aux côtés de l'évêque Walther de Geroldseck dans la guerre de Strasbourg (1261-1262, déroute de Hausbergen) : contexte de l'anecdote des cinq cents cavaliers et arrière-plan de la vente de Lucerne de 1291. Attention : la notice « Lutenbach, Marbach » de la p. 483 vise l'abbaye augustinienne de Marbach (près d'Obermorschwihr, fondée vers 1090 par Burkhard de Gueberschwihr et Manegold de Lautenbach), maison distincte de Murbach — confusion classique à éviter dans les sources comme dans les alertes de vente.
  • Charte du comte Eberhard pour l'abbaye de Murbach (1er février 731/732), éd. Léon Levillain, Jeanne Vielliard et Maurice Jusselin, Bibliothèque de l'École des chartes, t. 99, 1938, p. 5-41 ; également Chartae Latinae Antiquiores, vol. XIX, n° 670 (et n° 671 pour le privilège de l'évêque Widegern, 728).
  • Albert Bruckner, Regesta Alsatiae aevi Merovingici et Karolini (496-918), Strasbourg-Zurich, 1949 (notamment n° 122 et 127).
  • Jean-Daniel Schoepflin, Alsatia Diplomatica, 1772-1775 ; Philippe-André Grandidier et Louis Laguille pour les formes anciennes du toponyme (Maurobaccus 728, fluvius Morbach 760).
  • Annales Murbacenses, éd. partielle Grandidier/Ingold, 1900.
  • Hermann Contract (Hermann de Reichenau), chronique — pour les douze moines de la fondation.
  • Fruland, moine de Murbach, vie de saint Léger (début XIe s.), éd. dom Jean-Baptiste Pitra ; manuscrit détruit dans l'incendie de Strasbourg en 1870.
  • Lettres d'Alcuin (780 et 804), citées verbatim par Philippe Legin (2016).
  • Séraphin Dietler, chronique dominicaine de Guebwiller — source de la légende noire de Barthélémy d'Andlau.
  • Manuscrits subsistants : fonds de Murbach à la Bibliothèque municipale de Colmar (dont le manuscrit 45, « Dracula », imprimé à Strasbourg en 1500), catalogue Pierre Schmitt, 1969 ; Murbacher Hymnen, MS Junius 25, Bodleian Library, Oxford ; Épinal, BM, MS 149 (Épîtres de saint Jérôme, VIIIe s.).
  • Diplômes de chasse d'Henri II pour les évêques de Strasbourg et de Bâle (1004 et 1017) — pour la faune régionale.
  • Velleius Paterculus : editio princeps par Beatus Rhenanus, Bâle, 1520-1521, d'après le Codex Murbachensis (perdu) et la copie d'Amerbach (1516).

Monographies

  • André Gatrio, Die Abtei Murbach im Elsass, 2 vol., Strasbourg, Le Roux, 1895 — la monographie de référence ; numérisée en libre accès (Internet Archive : GatrioDieAbteiMurbachImElsassVol1 / …InElsassVol2 ; Google Livres rOJ4ICCn7jcC / eE3hmvXjDxsC).Épigraphe du vol. 2 : l'adage du chien noir, d'après « Lienhart Otte von Watweiler nach dem Bauernkrieg ».Dépouillement du vol. 1 (pages PDF) : abbé Walther von Wilsperg, élu en 1489 après Achatius von Griessen, confirmé par Rome en 1493, en charge en 1500, 1506 et 1513 (p. 138, 394, 481) ; l'église Saint-Sixte, « église paroissiale de Murbach » (1356, p. 495) ; l'église Sainte-Marie, desservie par quatre chanoines jusqu'en 1513, dressée au bord du ruisseau dans le secteur de la nef, démolie le 8 juillet 1692 et remplacée par la chapelle de Lorette (p. 483) ; la chapelle Saint-Corneille, la plus ancienne de toutes selon Gatrio, « au-dessus du Pilgerweiher » (l'étang des pèlerins), où la tradition des annales dominicaines de Colmar place l'oratoire des ermites d'avant ou pendant la fondation, toit effondré le jour de la Sainte-Catherine 1284 — note latine citée par Gatrio : « Festo S. Catharinae cecidit tectum capellae quae sita est supra vivarium quod est prope Morbacum, ubi et primitus se receperunt monachi morbacenses » (« la chapelle située au-dessus du vivier, près de Murbach, où les moines de Murbach s'établirent d'abord ») —, « aujourd'hui rasée au niveau du sol » en 1895 (p. 179, 482 ; vérifié sur l'image de la page, l'OCR lisant souvent « Marbach » pour « Murbach » ; même page : une chapelle et une fontaine à statue de saint Gangolf dans le « St. Gangolphusthälchen », au-dessus de Buhl et de Schweighouse — chapelle toujours debout, vérifiée sur le terrain par l'auteur ; revenus dont « 3 mesures d'huile des pentes derrière Corneli ») ; la chapelle Sainte-Catherine près de Buhl, avec son chapelain résident et sa maison, consacrée par Gérold, patriarche de Jérusalem (1225-1239 — l'adversaire de Frédéric II à Acre en 1228), dotée en 1330 par Heinrich Waldner, prévôt de Sainte-Marie, autel consacré le 16 novembre 1602, maison détruite pendant la guerre de Trente Ans et rebâtie en 1696, louée à un cordonnier chargé de « garder soigneusement le vivier » (p. 447-448, 481) ; le Hohrupf bâti en 1260 par Berthold de Steinbrunn « au-dessus du monastère, à la manière d'une citadelle » (p. 353, 383), puis engagé au XIVe siècle avec le Hugstein, le Hirzenstein, Guebwiller et Wattwiller aux frères von Haus, qui prenaient en charge toutes les dettes de l'abbaye (p. 437) ; l'abbé Wilhelm Stör von Störenburg (1377-1387), sous lequel l'abbatiale brûla (1381 selon la chronique de Thann ; cf. l'ouvert 1382), et l'abbé Jean-Rodolphe Stör, réformateur des prébendes en 1567, mort en 1570 (p. 481-482, 505, 510) ; des vignes « am Schinberg » (1330, p. 447) — à rapprocher de l'ouvert Schimberg. Également au vol. 1 : la chapellenie des Trois Rois, fondée le 5 avril 1365 par le cellérier Dietrich Burggraf, dotée entre autres d'« une maison avec jardin et prés près de l'Eckersbach » (p. 483) — le secteur de l'Egersbach, où le LIDAR montre quatre compartiments rectangulaires en damier au nord de l'actuel Schaeferhof (bassins ? carrés de jardin ? lecture ouverte — à rapprocher de l'ancienne église Saint-Sixte « blottie aux pieds du Corneliberg » et de son cimetière, démolie en 1693, que Gava situe de ce côté).Dépouillement du vol. 2 (pages PDF) : Saint-Sixte « im Belchenthal », église exempte de la juridiction épiscopale, toujours desservie au XVIIIe siècle (un curé y est inhumé en 1737 ; stations du jubilé de 1741 à Murbach : « St. Sixt, la chapelle Saint-Corneille et la chapelle de Lorette », p. 259, 582, 614, 643) ; la chapelle Saint-Corneille active jusque sous l'abbatiat de Léger de Rathsamhausen : en 1670, le curé de Saint-Sixte y plante un vignoble de douze Schatz « comme tiré du rocher », d'où le « Corneliwein », rendu au chapitre vers 1700 (p. 597) ; le 4 mai 1738, après une épizootie qui tue quarante bêtes du troupeau abbatial sur le Mordfeld, procession à la chapelle Saint-Corneille, sermon du coadjuteur, puis à Lorette (p. 641) ; le Pilgerweiher « près de Buhl », asséché et changé en pré, comme le vivier d'Odern racheté en décembre 1732 (p. 237) ; le Hohrupf tenu en fief de résidence par les Stör, en commun, depuis 1311, encore sous Barthélémy d'Andlau et l'abbé Georges au XVIe siècle (p. 409) ; un Jean-Rodolphe Stör, « peut-être un neveu de l'abbé », curé de Lure de 1575 à 1600 (p. 214 — la passerelle généalogique reste ouverte) ; la visite du cardinal Gaston de Rohan en 1742, tous les capitulaires installés à Guebwiller pour trois ans (p. 641, 646) ; le Schinberg, colline viticole de Guebwiller (donation de 1347 « du Schinberg au Castelberg », p. 661) ; les carrières de grès de Bergholz, qui fournissaient les grandes pierres de taille de Guebwiller (p. 679).Sur 1737-1739 (p. 641-644) : le doyen Maurus d'Ichtersheim, mort le 18 décembre 1737, inhumé « au milieu du chœur » de Murbach ; le 4 août 1738, le chapitre décide de bâtir à Murbach et de « revenir à cette chère solitude » ; le 5 août, le coadjuteur pose la première pierre de la nouvelle église ; les jours suivants, toutes les images sont emportées, les autels dépouillés, la démolition préparée ; architecte Peter Bastucus ; le Saint-Sacrement transféré à la salle du chapitre, puis à Saint-Sixte ; la vue de 1745 montrant la nef en ruine témoigne de l'œuvre des capitulaires, « non des Suédois » ; le 19 janvier 1739, revirement, « prétendument à cause des dettes » : Guebwiller est choisie pour de bon (meilleur service, archives mieux gardées, une seule cuisine), Michael Frey, administrateur de Lautenbach-Zell, « peut bien rester seul à Murbach », accompagné de Placidus Reich de Reichenstein, et l'architecte est prévenu « aussi doucement que possible » ; le 7 novembre 1738, Bernard de Ferrette, l'auteur du Diarium, reçoit le titre de prévôt de Murbach ; le 29 mai 1738, accord sur les droits de bois aux sources de la Lauch.
  • Xavier Mossmann, Murbach et Guebwiller, 1866.*
  • Joachim Müller, Die Klosterkirche Murbach im Elsaß, Cologne, 1992 — l'étude architecturale de référence.*
  • Philippe Legin, L'abbaye de Murbach en Haute-Alsace, Éditions La Goélette, 2003 ; Jalons pour l'histoire de Murbach, SDEC, 2016 (en ligne sur le site communal) ; et, avec R. Bornert et M. Etienne, la notice Murbach des Monastères d'Alsace, t. II/2, Éditions du Signe, 2009.
  • Christian Wilsdorf, L'Alsace des Mérovingiens à Léon IX, 2011.*
  • Saisons d'Alsace, numéro spécial Murbach, n° 82.

Articles et notices savantes

  • Georges Bischoff, notices « Murbach (abbaye et principauté abbatiale) », « Bibliothèque » et « Confraternité de prières » du Dictionnaire historique des institutions de l'Alsace (DHIALSACE, BNU Strasbourg, en ligne) ; « Une bibliothèque en son siècle » (sur la bibliothèque carolingienne), revue Sources, 2016 (OpenEdition) ; et son étude du temporel de l'abbaye (1229-1525), 1975.*
  • René Metz, « La politique royale et la sécularisation des abbayes unies de Murbach et de Lure (1759-1764) », Revue des sciences religieuses, t. 20, fasc. 3, 1940 (Persée).
  • Otto Feld, sur la datation de l'abbatiale, Zeitschrift für Kunstgeschichte, 24, 1961* ; thèses concurrentes d'Étienne Fels (d'après la lettre de Wibald de Stavelot, 1150) et de Robert Will.*
  • Jean-Philippe Meyer, sur l'introduction de la croisée d'ogives en Alsace (Murbach et Lautenbach, vers 1140-1150).*
  • L. Winterer, « Murbach », Revue catholique de l'Alsace, t. 9, 1867 — description du « lac des pèlerins ».
  • Wolfgang Milde, Der Bibliothekskatalog des Klosters Murbach aus dem 9. Jahrhundert, Heidelberg, 1968 — édition de référence du catalogue carolingien, qui en étudie les liens avec les Institutiones de Cassiodore.*
  • Jean-Paul Divo, catalogue des monnaies des princes-abbés de Murbach et Lure (1544-1667).*
  • Enrico Flores et l'école napolitaine, sur l'identification de Murbach comme lieu de la redécouverte du Lucrèce par Poggio Bracciolini (1417), d'après la correspondance de Poggio.*
  • Dictionnaire historique de la Suisse, article « Murbach » (pour Lucerne et la cession de 1291).
  • Atlas historique d'Alsace (Université de Haute-Alsace, en ligne), « Les fondations monastiques en Alsace au Moyen Âge ».

Paysage, archéologie et environnement

  • ANTEA-Archéologie (Stéphanie Guillotin et Laura Redon), fouille « Bergholtz – Rue Neuve » (2023), présentée aux Journées de l'archéologie en Alsace, 2024 — habitat rubané et occupation mérovingienne.
  • A. J. Kalis, étude palynologique de La Bresse, 1984 — sur l'installation tardive de l'épicéa dans les Hautes Vosges.*
  • Annik Schnitzler, synthèses sur les forêts naturelles et tourbières vosgiennes (histoiresdeforets.com).
  • Document d'Ebersmunster mentionnant Bergholtz en 680 (biens cédés par sainte Odile).*

Monnaie et union avec Lure

  • Union perpétuelle de Lure à Murbach prononcée le 12 mars 1554 par le légat Giovanni Morone, confirmée par Pie IV en 1560 (BnF, notice de l'abbaye de Lure ; Künker, catalogue 349, lot 5682) ; la date de 1556 avancée ailleurs est minoritaire.
  • Droit de battre monnaie accordé par Charles Quint le 7 mars 1544 ; premier atelier monétaire à Saint-Amarin selon Jean-Paul Divo (Künker, ibid.), où fut frappé le taler de 1560 ; la localisation à Guebwiller ou à Ensisheim reste à établir pour les frappes ultérieures.

Dracula et le manuscrit de Colmar

  • Die geschicht dracole waide, Nuremberg, 1488 (première édition imprimée), transcription en ligne sur Wikisource (de.wikisource.org/wiki/Die_geschicht_dracole_waide) — source de l'incipit cité dans la scène 10.
  • Dieter Harmening, Der Anfang von Dracula. Zur Geschichte von Geschichten, Würzburg, 1983 — première édition critique (quatre manuscrits, huit incunables) ; texte intégral du manuscrit de Colmar (sigle C), p. 81 et suiv. — édition de référence pour la scène 10.
  • William Layher, « Horrors of the East: Printing Dracole Wayda in 15th-century Germany », Daphnis, 37, 2008 — date le manuscrit de Colmar du dernier quart du XVe siècle ; en donne l'incipit et la clausule (« also bestette Er ir gewonheitt ») ; établit que les manuscrits allemands ne sont pas la source directe de l'editio princeps de 1488.Mise en garde : l'affirmation de Legin selon laquelle l'édition de Strasbourg aurait été imprimée « à partir du manuscrit de Murbach » est contredite et ne doit pas être reprise.
  • Gabriele Annas et Christof Paulus, Geschichte und Geschichten. Studien zu den « Deutschen Berichten » über Vlad III. Drăculea, Wiesbaden, Harrassowitz, 2020 (MGH, Studien und Texte, 67) — huit manuscrits étudiés ; référence pour le libellé du ms. 45 de Colmar.*

Iconographie

  • Jos. Mathle, vue cavalière de l'abbaye de Murbach, dessin aquarellé signé et daté 1726, Archives départementales du Haut-Rhin, 13H33 (fonds de l'abbaye) : le dernier portrait complet avant la démolition de 1738 — nef intacte, cloître, chapelle, jardins, enceinte —, légende numérotée en allemand (17 entrées et plus).À consulter sur l'original à Colmar : lire la légende complète, en particulier le n° 17, grand bassin carré intra muros — possible attestation d'une pièce d'eau six ans avant l'assèchement que la tradition de Buhl date de 1732. Relevée sur le panneau d'interprétation du site.
  • Matthäus Merian, Topographia Alsatiae, Francfort, 1644 : vue « Closter Murbach » — l'abbaye entière avant la démolition de 1738 ; gravure de référence, domaine public.*
  • Frédéric Piton (Strasbourg, XIXe s.), vue de l'église de Murbach « en 1745 » (BNUS) : la nef décapitée sept ans après la première pioche, tours encore couronnées de leurs flèches — témoin de seconde main (reconstitution du XIXe d'après l'état de 1745), sûr dans ses masses ; original et cote à retrouver à la BNU de Strasbourg. Relevée sur le panneau d'interprétation du site.
  • Vue de l'abbaye avant la Révolution (lithographie du XIXe s., école pittoresque alsacienne — Rothmuller ou Piton, attribution à confirmer ; relevée sur le panneau d'interprétation du site) : grand palais conventuel classique adossé à l'église tronquée, trois chanoines au premier plan.Réserve d'auteur : les proportions excèdent le volume réel du vallon — vue possiblement idéalisée d'après les plans du projet du chapitre, dont l'exécution ne fut que partielle ; part réellement bâtie à établir (Gatrio, Legin). Témoin du dessein plus que du bâti ; décor de la scène des seize quartiers sous cette réserve.*
  • Cartes postales anciennes (fin XIXe-XXe s.), abondantes sur les places de collection : état de l'église avant et pendant les restaurations — matière visuelle pour la chaîne.

Légendes et folklore

  • Charles Braun, Légendes du Florival ou la mythologie allemande dans une vallée d'Alsace, 1866 — recueil de référence des légendes de la vallée de Guebwiller ; à dépouiller (numérisation probable sur Gallica ou Google Livres).*
  • Léonard Ott, chronique chantée du siège de Wattwiller (1525) — source du lévrier noir défenseur de la ville et de l'adage du « chien noir de Murbach » ; citée par le DHIALSACE et le Cercle Émile Storck.*
  • DHIALSACE, notice « Murbach » : le blason au lévrier attesté dès la Wappenrolle de Zurich (1340), origine du meuble héraldique inconnue.

Fonds d'archives numérisés en accès libre

  • Archives départementales du Haut-Rhin, fonds du chapitre de Murbach (cote 9G), numérisation bénévole de Patrice Tschirret consultable sur Geneanet (registres collaboratifs) :Livres des Fiefs, 1506-1732 (9G 1-3 à 18) — en tête, l'Urbar vnnd Lehenbuch de 1506, recensant nominativement la vassalité de la principauté (« comtes, seigneurs, chevaliers et écuyers »), dressé à Guebwiller (« Beschehen zu Gebwiler ») sous l'abbé Walther von Wilsperg (lecture confirmée par Gatrio : élu en 1489, confirmé en 1493). Fiefs des Stör repérés et régestés aux fol. 4v-5 du volume de 1506 : fief commun (dîmes du Tannenberg et du Kastelberg, cens à Saint-Amarin intra muros, le château de Herrenfluh « avec bois et champs », quatre foudres de vin mi-blanc mi-rouge sur la dîme d'Uffholtz — le tout rachetable par le seigneur de Murbach « quand il lui plaît » : fief d'engagement) ; fief de Frantz et Dionisius (Thann, Nieder-Ensisheim) ; fief de Messire Martin, chevalier, et Diepolt (un Kilchensatz, cinq quartauts de seigle annuels à l'autel Sainte-Catherine en l'abbatiale). Passerelle vers l'abbé Jean-Rodolphe Stör à établir (non trouvée au vol. 1 de Gatrio ; un premier abbé du lignage, Wilhelm Stör von Störenburg, règne déjà de 1377 à 1387) ; comptes de l'abbaye, 1708-1709 (9G 7) ; comptes du Conseil de la Chancellerie, 1737-1765 (9G 38) — la comptabilité des années de la démolition, du transfert et de la sécularisation ; titres généraux par localité (Urbès, Malmerspach…). Actes en allemand et latin. À noter : l'abbaye régulière relève de la série H (dont le dessin 13H33), le chapitre sécularisé de 1764 de la série G — le plan de classement enregistre lui-même la sécularisation.
  • Carte de Cassini (seconde moitié du XVIIIe siècle, exemplaire colorié, consultable en couche sur le Géoportail IGN) :le vallon avant la Révolution — « Murbach B. », deux vignettes d'église sous le toponyme « St. Sexe » : au zoom, l'une porte une crosse (figuré d'abbaye), l'autre une croix (église paroissiale) — l'abbatiale et l'église paroissiale Saint-Sixte des laïcs, attestée par Gatrio dès 1356 ; Saint-Sixte, démolie en 1693 et reconstruite en 1697, fut détruite en 1777 après la sécularisation (Inventaire général, IA00055033). Une chapelle « S. Corneille », figurée à l'est des deux églises, du côté de l'approche : la chapelle Saint-Corneille de Gatrio, encore marquée vers 1760, rasée en 1895 (l'hypothèse antérieure d'une inertie toponymique Corneille→Lorette est abandonnée : Lorette remplace Sainte-Marie, démolie en 1692). Un site « Ste Catherine » dont les pointillés suivent le chemin de Buhl à Murbach : la chapelle Sainte-Catherine près de Buhl de Gatrio, réelle, avec maison et vivier ; au point correspondant se dresse aujourd'hui une statue féminine voilée sur socle de grès mouluré (allure de Vierge du XIXe, inscription effacée à relire, cailloux votifs : culte encore vivant) — substitution de vocable probable sur le site de la chapelle disparue. Le Hugstein et Notre-Dame de Buhl figurent aussi. Hypothèse déclarée, désormais la plus forte du dossier de la ruine de l'éperon : la plateforme d'environ 4 × 5 m, rasée au niveau des arases, sur le versant à l'est de l'abbaye au-dessus de l'approche, pourrait être la chapelle Saint-Corneille — gabarit d'oratoire, murs minces, « rasée au niveau du sol », position compatible avec le figuré de Cassini.Identification attestée (30 septembre 2026) : la ruine de l'éperon est la chapelle Saint-Corneille. L'article de J. Gava (1953-1954) la décrit topographiquement : « juché sur un petit éperon rocheux, lorsque l'on suit le sentier qui de la chapelle de Lorette conduit dans le vallon de l'Eckelsbach, à un endroit où le chemin oblique brusquement en angle droit vers le fond de l'Eckelsbach » ; fondations « passablement étendues » d'un bâtiment à trois autels ; base de colonnette ou support de bénitier octogonal gothique (env. 80 cm) au lévrier de Murbach, exhumé vers 1913, conservé au musée de Saint-Amarin ; chapellenie abolie en 1513 ; procession du 4 mai 1738 ; les petits sanctuaires condamnés par le transfert de 1764. Le sentier, le coude et l'éperon correspondent exactement au site relevé au LIDAR. Indices antérieurs : Cinq indices indépendants convergent : le figuré de chapelle « S. Corneille » de Cassini, placé au même endroit que la ruine par rapport au relief dessiné et aux cours d'eau — le ruisseau de Murbach et son affluent (nom fluctuant : « Eckersbach » dans l'acte de 1365 cité par Gatrio, « Egersbach » au cadastre de 1823 et sur la carte IGN, « chemin de l'Eckelsbach » pour le sentier voisin, usage oral partagé entre les anciens du village) : repérage relatif, qui s'affranchit de l'imprécision de calage absolu de la carte ; le lieu-dit « Carniliberg » du cadastre de 1823 ; la chapelle « au-dessus du vivier » de Gatrio, rasée au niveau du sol en 1895 ; le sentier venu de Lorette, trajet de la procession du 4 mai 1738 ; la plateforme orientée est-ouest portant une structure plus petite. Restent à obtenir pour l'attester : la nature des parcelles 99-104 aux états de sections, des pierres travaillées ou du mortier sur le site, l'avis du SRA.Le relief LIDAR (IGN, LiDAR HD, consulté sur le Géoportail) montre à cet emplacement une structure rectangulaire aux angles nets, au terme du sentier venu de l'ouest (secteur de Lorette), d'où part aussi un chemin rectiligne vers le nord ; un talus courbe enveloppe l'éperon ; des linéaments parallèles sur le versant évoquent des terrasses (vignoble de 1670 ?) ; le fond de vallée en contrebas est large et plat (ancien étang ?). Mesures au LIDAR : emprise d'environ 18 × 12 m, grand axe approximativement est-ouest — gabarit incompatible avec une tour de flanquement, compatible avec une chapelle et son enclos ou sa terrasse ; orientation jugée délibérée par l'auteur, qui connaît le relief : la forme de l'éperon n'imposait pas cet axe ; l'emprise de 18 × 12 m est celle d'une plateforme aménagée, sur laquelle la structure bâtie observée au sol est nettement plus petite — lecture compatible avec une chapelle sur sa terrasse, avec parvis, enclos ou cimetière, ou avec une chapelle et sa maison. À établir : la position de la structure bâtie dans la plateforme (à l'est, elle occuperait la place d'un sanctuaire devant un parvis) et son propre axe. Tests restants : forme du bord est (droit, courbe ou polygonal — une abside trahirait un sanctuaire), ressaut ou marche intérieure séparant deux espaces, pierres taillées ou moulurées dans les éboulis, présence de mortier. Coordonnées à relever pour le signalement au SRA.Le cadastre de 1823 la rend la plus forte du dossier : le versant où se trouve la ruine s'appelle « Carniliberg » (Corneliberg ?), et le sentier qui y mène part de la chapelle de Lorette — or la procession du 4 mai 1738 allait précisément de Saint-Corneille à Lorette. Le vol. 2 renforce encore l'hypothèse : la chapelle dominait le vivier (supra vivarium), et Gatrio situe le Pilgerweiher « près de Buhl », c'est-à-dire vers l'entrée du vallon, là où l'éperon domine l'approche ; le vignoble de 1670 planté « comme tiré du rocher » à côté de la chapelle expliquerait des murs de terrasse — peut-être le « chemin sur un mur ». À tester : orientation (chevet à l'est ?), fond plat ou humide en contrebas (l'ancien étang changé en pré), terrasses de vigne autour de la plateforme, superposition Cassini/orthophoto, lieu-dit « Corneli » au cadastre de Buhl.La lecture concurrente — tour d'enceinte au bout de sa courtine — reste ouverte.
  • Jacques Rothmüller, Vues pittoresques des châteaux, monuments et sites remarquables de l'Alsace, Colmar, [1839], notice « Murbach et Guebwiller » (numérisée par la Badische Landesbibliothek de Karlsruhe) :les premiers religieux s'arrêtent « près d'un étang voisin du village de Bühl », qui prend le nom de Vivarius peregrinorum, puis bâtissent leur couvent « dans l'intérieur de la vallée » — tradition concordante avec Gatrio sur le Pilgerweiher ; recueil candidat pour la lithographie au palais relevée sur le panneau du site (à vérifier).
  • Cadastre napoléonien de la commune de Murbach, 1823-1825 (Archives d'Alsace, site de Colmar, FRAD68 3P414, consultable en ligne) : tableau d'assemblage et feuilles parcellaires (section A « Thall », section B « Geisthall »), géomètre Louis Modeste Schemmel.Moisson toponymique : Clostergarten (l'emprise des jardins de l'enceinte survivant en lieu-dit — ancre du géoréférencement de la vue de 1726), Kustereimatt et Pfaffenmatt (les fonctions de la maison au parcellaire), la Chapelle dite Loretten localisée sur le chemin de Lautenbach, Schmittiplatz, un lieu-dit horrupf sur les pentes, les forêts dites « Forêt Royale » (le temporel passé à la Couronne). Sur la feuille B1, le versant nord de la route, à l'est du village et à l'ouest de l'Egersbach — l'emplacement exact de la ruine de l'éperon — porte le lieu-dit « Carniliberg » (parcelles 99 à 104), forme dialectale probable de Corneliberg, le « mont de Corneille » ; la ruine, sans toit, n'est pas dessinée (le cadastre ne figure que les bâtiments imposables). À poursuivre : nature des parcelles 99-104 aux états de sections (vigne ? masure ? — cf. le Corneliwein de 1670), trace du bief au Clostergarten.

Épigraphie et Diarium

  • Theobald Walter, Die Grabschriften des Bezirkes Oberelsass von den ältesten Zeiten bis 1820, Guebwiller, 1904 (numérisé par Google Books ; PDF sans couche de texte, dépouillé par OCR) :n° 1, l'inscription du fils de Mason à Masevaux, translaté en 1407 (« Hic jacet sepultus filius regis Masonis… »), la variante de l'enfant noyé dans la Doller ; n° 2, l'épitaphe d'Eberhard à Murbach, lisible en 1705 mais non originale (« Discat qui nescit Eberhardus hic requiescit… Indutus veste claustrali vixit honeste… »), et la mention d'un monument disparu du fils, « Anifridus filius Eberhardi ducis » ; n° 3, l'inscription du tombeau des martyrs posée en septembre 1705 par Célestin de Beroldingen, coadjuteur (« Nostrorum fratrum jacet hic funus tumulatum… »), l'entrée du Diarium du 4 septembre 1705 (la translation des ossements « ad cornu epistolae arae majoris »), le tombeau renouvelé en 1879 avec l'inscription « Claudit multorum praesens lapis ossa virorum… », et les six noms que Ingold croit lire dans un nécrologe de Remiremont (Sendradus, Gottiscaddus, Rudolfus qui et Wilgierus, Gotseranus, Saleco, Bernardus) ; l'épitaphe de Philippe-Eberhard de Löwenstein (mort le 19 janvier 1720), composée par Bernard de Ferrette (« Hic situs est Princeps quem terris astra dederunt… Jura sequi, parce vivere, rite mori ») ; la pierre de Columban de Malseigne (mort le 7 mai 1713), conservée à la mairie de Murbach, avec l'entrée du Diarium (« magnae expectationis juvenis, febri maligna consumptus moritur hora 8 serotina ») ; Célestin de Beroldingen, mort le 10 mai 1737 et inhumé dans le chœur de Wattwiller sous une dalle qu'il avait rédigée lui-même, « Hier liegt Celestin ein Sünder, betet für ihn » (disparue).
  • A. M. P. Ingold, Diarium de Murbach (Bernard de Ferrette), Colmar, 1902-1903 — édition consultée (Google Books, 117 p., couche de texte) :traduction française abrégée, entrée par entrée, avec renvoi aux pages du manuscrit original (conservé à la bibliothèque municipale de Colmar). Années 1691-1746 environ.Pour 1737-1739 : la dernière visite de Célestin de Beroldingen (10 janvier 1737), son agonie à Wattwiller où Ferrette est envoyé le 9 mai, sa mort le 10 mai 1737, et le distique que Ferrette compose sur lui (« Bruma dedit mitram, Fasces aestate relinquo, / Nascor in automno, Flora coronat opus ») ; la mort de Maur d'Ichtersheim le 18 décembre 1737, « enterré au milieu du chœur » ; le 12 juillet 1738, la communauté reprend l'office et la vie régulière au château de Guebwiller (liste des présents, dont Ferrette) ; le 6 août 1738, le coadjuteur et les capitulaires sont à Guebwiller ; le 7 novembre 1738, Ferrette nommé prieur de Murbach. L'édition abrégée ne retient aucune entrée sur la décision du 4 août ni sur la première pierre du 5 août 1738. Le ton du journal est personnel, souvent ironique (les « capucins », les visites, les vins), avec des vers latins de circonstance — non le registre neutre d'un journal de maison. Contient aussi une anecdote antijuive (31 décembre 1738), à ne pas reprendre. Le manuscrit original était à la bibliothèque municipale de Colmar au temps de Gatrio.

Études locales sur les chapelles du vallon

  • J. Gava, « Le pape saint Corneille, sa chapelle et son pèlerinage à Murbach », Annuaire de la Société d'histoire des régions de Thann-Guebwiller, 1953-1954, p. 60-74 (Gallica, ark:/12148/bpt6k9752129b, vue 70 ; PDF dépouillé) :saint Corneille au martyrologe de Murbach dès le IXe siècle (14 septembre), culte introduit sans doute par l'abbé Herbert (762-774) au retour de Rome ; toponymes survivants « Corneliberg » et « Corneli-H[ü]cken », la chapelle « sur la pente du Corneliberg qui, à proximité du Schäferhof, fait monter ses flancs rocheux » ; description du site et de la colonnette au lévrier (musée de Saint-Amarin) ; première mention dans la décision capitulaire du 27 mai 1335 (celle des prébendes : quatre quartauts de seigle des prébendiers et huit mesures de vin rouge de l'abbé pour la chapelle) ; revenus selon Gatrio (14 mesures de vin blanc de Wattwiller, 8 de vin rouge de Guebwiller, 8 de vin de dîme de Buhl, 4 quartauts de seigle, 3 mesures d'huile « du versant derrière la chapelle ») ; chapellenie avec chapelain résident ; litige de 1494 sous l'abbé « Walther Moench de Wilsberg (1489-1513) » ; chapellenie abolie le 8 décembre 1513, revenus incorporés à la prévôté ; prébende encore citée au compte de 1671 ; sanctuaire obligatoire des jubilés de 1702 et 1751 ; statuts de 1713 ; épizootie de 1737 et procession du 4 mai 1738 ; fête du 16 septembre, Corneille patron secondaire de Murbach et de Lure (Propre de 1721) ; après 1764, démolition décidée de toutes les chapelles sauf Lorette — Saint-Corneille, Saint-Sixte, Sainte-Catherine à Buhl et la chapelle « du Schlössle » à Buhl — les trois autels transférés à l'église paroissiale, quatre Schatz de vignes du Corneliberg remis au curé, démolition vers 1771 ; culte poursuivi à l'autel Saint-Corneille de l'abbatiale, relancé en 1821 par le curé Kyderlé (messe du vendredi pour les pèlerins, procès-verbaux de guérisons de hernieux, ex-voto suspendus à un râtelier de fer, reliques sous verre, tableau de sainte Catherine provenant peut-être de la chapelle de Buhl) ; rumeur des filles à marier et prière dialectale. Note sur l'Eckelsbach : peut-être une villa disparue, nom tiré d'un Eckart (témoin « Henricus presbyter dictus de Ekartzbach » en 1301).
  • J. Gava, « L'ancienne église paroissiale St-Sixte de Murbach », même Annuaire, 1951-1952, p. 61-68 (Gallica, ark:/12148/bpt6k9752217g, vue 71 ; PDF dépouillé) :l'église des laïcs du Belchenthal, « blottie aux pieds du Corneliberg » ; dernier office le 6 août 1693, « le lendemain démolie et rasée du sol » (Diarium de Bernard de Ferrette) ; nouvelle église Saint-Sixte bâtie à partir du 8 juin 1697 « sur un monticule environ cinq cents pas au-dessus de Murbach », entre la dernière maison du village et le calvaire du Schlung, à droite de la route du Belchenthal ; démolie le 25 août 1777, ses pierres employées à réparer la maison curiale, son cimetière abandonné.
  • Base Mérimée, notice IA00055033 « Église paroissiale Saint-Sixte » (Murbach, enquête de 1965) : « mentionnée en 1356 ; démolie en 1693, reconstruite en 1697, détruite en 1777, après la sécularisation de l'abbaye » ; état : détruit — le sort de l'église des laïcs est fixé, et la vignette de Cassini montre l'église de 1697. Notice « Ancienne métairie de l'abbaye de Murbach dite le Schaeferhof » — le Schaeferhof est bien une ancienne ferme de l'abbaye.
  • Mise en garde : l'article Wikipédia « Murbach » et des notices touristiques affirment que la chapelle de Lorette « portait le nom de Saint-Corneille » ou remplace « une ancienne chapelle au même endroit » ; Gatrio (Lorette bâtie en remplacement de Sainte-Marie, démolie en 1692 ; Saint-Corneille rasée en 1895, Lorette debout) et Gava (Saint-Corneille sur l'éperon du sentier de l'Eckelsbach) contredisent cette assimilation.

Notices d'Inventaire et bases patrimoniales

  • Inventaire général du patrimoine culturel (base Mérimée), notice IA00054801, « Église paroissiale Saint-Léger », Murbach : première pierre de 1738, toiture de la nef déposée et projet abandonné, paroissialisation de 1756, cimetière installé dans l'enceinte des murs de l'ancienne nef, marques de tâcheron, restaurations 1860-1870, classement MH de 1840.
  • Inventaire général (Grand Est), notice « Château fort de Hohrupf » : forteresse du XIIIe siècle édifiée pour Berthold de Steinbrunn, abbé de Murbach ; vestiges d'un donjon carré ; site remanié en 1914-1918.
  • Base Palissy, notice IM68000483, « Monument funéraire des moines martyrs » (bras nord du transept) : tombeau droit et dalle dressée, quatre bustes aux traits non figurés (vertus cardinales ?), grès rose et blanc.

Documentation locale et en ligne

  • Site officiel de la commune de Murbach (murbach.fr) : chronologie historique et bibliographie.
  • Histoire municipale de Buhl — tradition de la rupture de digue (1304) et de l'assèchement du lac (1732), non corroborée par la recherche savante.
  • Fondation du patrimoine, dossier de restauration de l'église Saint-Léger de Murbach.
  • Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, notices biographiques (Gatrio).